Le blog des accros de la langue et de la culture françaises créé par
Paola Appetito.
Ce blog vous propose un tour dans les ressources pédagogiques du Fle sur la toile. Et pas seulement!
venerdì 28 agosto 2015
lunedì 24 agosto 2015
domenica 23 agosto 2015
Conférence avec Henri Pena-Ruiz: Questions vives de la laïcité à l'école
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venerdì 21 agosto 2015
lunedì 17 agosto 2015
martedì 11 agosto 2015
Web-série: Les Ritals - Le Bidet [sub FRA]
L’herbe serait-elle plus verte chez nos voisins ? C’est la question que se pose avec humour Svevo Moltrasio dans une nouvelle web-série intitulée Ritals, avec son compère Federico Iarlori.
Les deux hommes sont Italiens, trentenaires et expatriés à Paris. D’où le titre franchouillard de la série. Le mot rital fait référence aux milliers d’ouvriers italiens venus travailler en France au début du siècle. Evidemment péjoratif, sa signification a pris une tournure positive au fil du temps et fait plutôt référence à tous les clichés renvoyés par nos amis Italiens.
Au fil des épisodes, nous sommes amenés à suivre les aventures en terre inconnue de ces deux ritals à Paris. Dans le premier épisode, nos deux trublions découvrent leur nouvel appartement parisien. Et là, c’est le drame ! Pas de bidet en vue…mais comment faire ? S’ensuit une discussion surréaliste digne d’un film de Fellini (ou presque). Mais la véritable force de la série, c’est qu’au-delà du fait d’égratigner légèrement les Français, elle est emplie d’autodérision. Quand les Italiens rient…des Italiens !
(Lepetitjournal.com)
sabato 8 agosto 2015
giovedì 6 agosto 2015
Cours de français "Paroles de FLE - Français Langue Etrangère"
https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses/univnantes/31001/session01/about
FUN MOOC : Paroles de FLE di fr-universite-numerique
FUN MOOC : Paroles de FLE di fr-universite-numerique
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mercoledì 5 agosto 2015
sabato 27 giugno 2015
sabato 20 giugno 2015
giovedì 18 giugno 2015
mercoledì 17 giugno 2015
lunedì 15 giugno 2015
C’est quoi un migrant?
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domenica 7 giugno 2015
La dessinatrice iranienne Atena Farghadani condamnée...
http://www.amnesty.ch/fr/pays/moyen-orient-afrique-du-nord/iran/docs/2015/atena-arghadani-artiste-et-prisonniere-d-opinion-a-l-article-de-la-mort

https://soliranparis.wordpress.com/2015/05/29/la-dessinatrice-et-militante-feministe-iranienne-atena-farghadani-vient-detre-condamnee-a-une-peine-de-14-annees-demprisonnement/
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domenica 24 maggio 2015
sabato 16 maggio 2015
"Le chat d'appartement" de Sarah Roper
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venerdì 15 maggio 2015
"Paroles en l'air" de Sylvain Vincendeau
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giovedì 14 maggio 2015
Zep et l'orthographe
Plutôt que la gomme, Zep sort son crayon contre les fautes d'orthographe.
tiré de http://zepworld.blog.lemonde.fr/2015/05/13/orthographe-aid/
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tiré de http://zepworld.blog.lemonde.fr/2015/05/13/orthographe-aid/
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Eleanor
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venerdì 8 maggio 2015
domenica 3 maggio 2015
giovedì 30 aprile 2015
mercoledì 29 aprile 2015
lunedì 27 aprile 2015
mercoledì 22 aprile 2015
La tirade du nez de Cyrano
Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.
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mercoledì 15 aprile 2015
mercoledì 1 aprile 2015
Stromae - Carmen
Le chanteur belge illustre la chanson tirée de l'album Racine Carrée avec l'aide du réalisateur Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville). Si le titre dénonçait déjà l'influence néfaste des réseaux sociaux en général, le clip est encore plus sombre, décrivant un univers où les humains -trop concentrés sur leur smartphone - finissent dans les selles d'un oiseau bleu qui ressemble beaucoup à une version du logo de Twitter dessinée par Sylvain Chomet.
Carmen, la chanson, et plus encore le clip, est donc une charge contre Twitter: on y voit ses utilisateurs se faire broyer par le réseau social, réduits à l'état d'excréments... Tableau d'une société déshumanisée, qui relègue l'homme au statut de victime consentante, car inconsciente. Or loin de se placer au-dessus du lot, Stromae s'y met en scène, aussi victime que les autres, aux côtés d'Orelsan, Jay-Z, Beyoncé, Lady Gaga, Barak Obama, la reine d'Angleterre, ou quelques anonymes.
Texte de la chanson:
L'amour est comme l'oiseau de twitter
On est bleu de lui seulement pour 48 heures
D'abord on s'affilie, ensuite on se follow
On en devient fêlé, et on finit solo
Prends garde à toi et à tous ceux qui vous like
Les sourires en plastique sont souvent des coups d'htag
Prends garde à toi! Ah les amis, les potes ou les followers?
Vous faîtes erreur vous avez juste la côte
[Refrain]
Prends garde à toi si tu t'aimes
Garde à moi si je m'aime
Garde à nous garde à eux
Garde à vous et puis chacun pour soi
Et c'est comme ça qu'on s'aime s'aime...
Comme ça consomme somme...
(x4)
L'amour est enfant de la consommation
Il voudra toujours toujours toujours plus de choix
Voulez voulez-vous des sentiments tombés du camion
L'offre et la demande pour unique et seule loi
Prends garde à toi! Mais j'en connais déjà les dangers moi
J'ai gardé mon ticket et s'il le faut j'vais l'échanger moi
Prends garde à toi! Et s'il le faut j'irai me venger moi
Cet oiseau de malheur je l'mets en cage, j'le fais chanter moi
[Refrain]
Prends garde à toi si tu t'aimes
Garde à moi si je m'aime
Garde à nous garde à eux
Garde à vous et puis chacun pour soi
Et c'est comme ça qu'on s'aime s'aime...
Comme ça consomme somme...
(x4)
Un jour t'achètes, un jour tu aimes
Un jour tu jettes, mais un jour tu payes
Un jour tu verras on s'aimera
Mais avant on crèvera tous comme des rats
Paroles trouvées ici : http://www.parolesdeclip.fr/carmen-stromae.html
Notes:
Fêlé ("On en devient fêlé"): Familier: un peu fou.
Avoir la cote ("Vous avez juste la cote"): Locution Familière: Être très populaire, très prisé.
Être bleu de quelqu'un ("On est bleu de lui"): Locution verbale signifiant: être épris de quelqu’un; être amoureux de quelqu’un. On peut aussi être bleu de quelque chose: être passionné ou raffoler de quelque chose. ex. Le gamin est bleu de sa nouvelle console de jeu.
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giovedì 26 marzo 2015
martedì 17 marzo 2015
venerdì 13 marzo 2015
giovedì 12 marzo 2015
sabato 7 marzo 2015
Portraits de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous
Transcription
Cabu, dessinateur
L'humour, c'est un coup de poing dans la gueule. Mais emballé quand même dans du papier de soie ou du papier de bonbon.
Voix off
Tombé tout petit dans le dessin, Cabu, diplômé de l'école d'art Estienne, choisit très vite l'humour « coup de poing ». Avec le personnage du grand Duduche qui lui ressemble comme un frère, il fustige les institutions, l'école, l'armée, la police. Dessinateur de presse, il couvre de nombreux événements avant de choisir la caricature politique.
Cabu, dessinateur
Un dessin dans un journal un peu..., qui vous donne beaucoup de latitude, c'est une tribune libre, c'est... on dit « je » dans nos dessins.
Voix off
Des dessins et des slogans mordants qui n'épargnent personne, ni à droite, ni à gauche, ni ceux qui croient au ciel, ni ceux qui n'y croient pas. Georges Wolinski, lui, mettra plus de temps à trouver sa voie. Graphiste talentueux, il basculera finalement dans la contestation.
Georges Wolinski, dessinateur
Je pensais pas devenir dessinateur. D'abord, c'est un métier où on ne pouvait pas gagner sa vie. Moi je ne m'intéressais pas à la politique. Mais en mai 68, brusquement, je me suis senti concerné.
Voix off
Du Roi des cons au Bal des ringards - tout un programme - il impose son style et collabore à de nombreux journaux, dont Paris Match qui publiera demain ce dessin, son dernier.
Georges Wolinski, dessinateur
L'humour, c'est s'interdire aucun sujet. C'est déjà la définition de l'humoriste, c'est le... y a... on doit reculer devant rien. Sauf la méchanceté. Nous sommes féroces, mais nous ne sommes pas méchants.
Voix off
En novembre 2011, après un premier attentat, le grand public découvrait le visage de Charb, dessinateur et directeur de la rédaction, protégé par des policiers 24 heures sur 24. Mais comme ses amis assassinés aujourd'hui, il cachait depuis toujours, derrière sa bouille de premier de la classe, le goût de la satire et de la critique sociale.
Charb, dessinateur
Quand le sujet se prête à la rigolade je fais qu'un truc rigolo, mais quand c'est un sujet qui traite de l'armée ou de la guerre ou des choses comme ça, c'est plus pédago voire un peu plus militant.
Voix off
À Charlie Hebdo, il avait trouvé une famille.
Charb, dessinateur
On dirait un vrai journal, hé !
Voix off
Pour lui, le dessin de presse était un moyen d'expression, populaire et immédiat. Bernard Verlhac, dit Tignous, que l'on voit ici à ses débuts en train de dessiner contre la tauromachie, venait lui de recevoir le prix du meilleur caricaturiste. Au milieu de ces sales gosses teigneux, un professeur, Bernard Maris : un économiste respecté, mais qualifié de franc-tireur, tant sa parole, parfois, détonnait.
Bernard Maris, économiste
Les économistes d'aujourd'hui sont un petit peu les médecins de Molière d'autrefois. C'est-à-dire que ce sont des gens qui donnent des théories absolument invérifiables, qui maquillent un pseudo savoir derrière un déluge de chiffres, qui servent en fait un petit peu à masquer leur incompétence et derrière leur incompétence, la réalité.
Voix off
Un peu avant midi, réunis dans cette salle, c'est avec une mort bête et méchante qu'ils avaient rendez-vous.
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Liberté de la presse: le dessin comme arme absolue?
Transcription
Le contexte
Bienvenue sur Geopolitis.
« On peut rire de tout, mais pas
avec n'importe qui ! », c'était le postulat de l'humoriste français Pierre
Desproges. Il faisait référence, à l'époque, à certains dessins de presse, des
dessins humoristiques, jugés bêtes et méchants. Tiens, c'est curieux, bête et
méchant, c'est justement la devise, la raison d'être d'un hebdomadaire comme
« Charlie Hebdo », et ce qu'il y a de remarquable dans ce journal,
c'est que la une, ce n'est pas du texte , c'est, toujours, un dessin ou une
caricature.
On dit souvent que, dans un journal, le
dessin humoristique en dit plus long qu'un éditorial. La caricature est en effet le véhicule
instantané de tout ce qui est montré, mais aussi de tout ce qui est suggéré,
dans une forme de message subliminal, le tout dit sans précaution, parfois avec
cruauté, toujours avec le souci de faire
rire, voire même de ricaner. À l'heure où, dans le monde, on célèbre la
journée de la liberté de la presse, Geopolitis décrypte ce qui fait la force,
l'impact, la nécessité aussi du dessin de presse.
Ils se nomment Plantu, Chappatte, Cabu,
Hermann, Faizant, Burki, Siné ou Barrigue, pour rester dans le monde de la
francophonie : ce sont des noms simples, d’ailleurs des fois on ne sait même pas
si ces monsieurs ont un prénom, bref, ce sont ceux qui, quotidiennement, font
la « une » des journaux. Leur stylo est trempé dans l'acide, leur
plume est acérée, leur liberté est totale, on les aime, on les redoute ; en un
coup de crayon, ils peuvent faire rire aux larmes, tout en brisant une carrière.
Ils dénoncent férocement les grands de ce monde. Ils font du journalisme, ils
participent à la démocratie. Et leur art ou leur mission ne date pas d'hier,
puisque, en France par exemple, c'est à la suite de la révolution de 1830 que
l'on fonde le tout premier journal satirique. Il s'appelle, tout crûment,
« la Caricature », et son objectif est simple : informer, oui, mais
par le truchement de la dérision. Le dessin sous forme de
« caricature » a pour fonction de révéler un problème, un malaise, et
s’il gêne, ce dessin, s’il offusque, c'est que, justement, il est là pour
transgresser un code, pour casser une retenue, tout en laissant place à
l'imagination, donc à la création. Le dessinateur Plantu ne dit pas autre
chose.
Plantu : « Le dessinateur
de presse doit être plus rigoureux et journaliste. C’est-à-dire qu’il doit
continuer à se lâcher et à passer son temps à énerver tout le monde, à être
borderline, à dépasser même la ligne rouge, mais à la fois, il faut qu’il pense
que, son dessin, il est aussi un dessin provocateur ».
Le métier n'est pas sans danger : le
20 mars de l'année dernière, Kais Al Hilali, un dessinateur libyen de 34 ans est
abattu par un soldat: il était en train de faire une caricature de Khadafi sur
un mur. Dix ans plus tôt, en Sierra Leone, le dessinateur Minuru Turay, alias Azzo,
était assassiné par un mouvement révolutionnaire : ses caricatures avaient
déplu. Combien de journalistes dessinateurs ont été ainsi visés, censurés,
ouvertement ou sournoisement, voire arrêtés ou exilés. C'est, entre autres
buts, pour les défendre, que s'est créée l'association Cartooning for Peace,
dessins pour la paix, avec un parrain, Kofi Annan, un fondateur connu, Plantu,
du journal Le Monde, et une belle brochette de dessinateurs de tous pays,
résolus, comme ils le formulent si bien, à faire désapprendre l'intolérance.
Le reportage
Liberté de la presse : la parole aux
dessinateurs ?
Leurs
dessins sont muets et pourtant, ils parlent aux lecteurs. Les auteurs n'ont pas
toujours l'occasion de s'expliquer. Il est donc temps, pour une fois, de leur
donner la parole.
Burki :
« J’essaie de donner à mes dessins, pas seulement une méchanceté ni tirer
à boulet rouge sur certaines personnalités,
mais aussi chercher le côté poétique ».
Chappatte :
« J’essaie d’être juste. Ça a l’air modeste, mais en même temps, derrière
la justesse, il y a la provocation, je crois. On est jamais aussi provocant que
quand on est juste, quand on vise juste ».
Herrmann :
« Je déteste regarder les choses en plan moyen, j’aime bien me placer un
peu plus haut que l’actualité ou à côté ou en contre bas pour voir les choses
d’en bas. Et ça me donne un angle que les journalistes ne vont pas chercher ».
Les caricatures de Mahomet : un exemple à dessein ?
Dans la première série de publication, il y a 12
dessins, 12 caricatures, et un titre : les visages de Mahomet. L'affaire
commence ainsi, par cette demande du journal danois le Jyllands Posten, à une quarantaine
de dessinateurs indépendants, consistant à illustrer un livre pour enfants sur
le prophète. Nous sommes en septembre 2005. Dès octobre, le journal reçoit des
menaces de mort, les premières manifestations sont lancées, d'abord au
Danemark, puis, bientôt, dans l'ensemble du monde, car de nombreux journaux reprennent
ces caricatures, de l'Égypte à l'Allemagne et de la France à Bosnie. En janvier
2006, plusieurs pays lancent même un boycott sur le
Danemark et en février, c'est l'explosion de colère, de la Mauritanie à
l'Indonésie et du Liban au Pakistan. Des consulats sont incendiés. 7 ans après
ces publications qualifiées de provocations, l'affaire fait encore parler
d'elle. Le mois dernier, deux jeunes tunisiens ont été condamnés à 7 ans de
prison pour avoir publié certaines de ces caricatures sur Facebook. Les motifs
des inculpations étaient les suivants : atteinte à la morale et atteinte aux
valeurs du sacré.
Du dessin à la BD : une nouvelle forme de
reportage ?
C'est
très tendance : le couple vedette journalisme et
BD, les Américains appellent cela
« graphic journalism », les Français disent « reportage
BD ». On troque le micro, la caméra ou l'appareil photo contre le
stylo ou le crayon. Maître de cet art, Joe Sacco, un auteur maltais d'origine
qui vit aux États-Unis et qui a fait un tabac mondial avec ses
« reportages », de Palestine en Bosnie, qui parle des femmes tchétchènes ou des immigrants africains. Attention,
le reportage BD est différent, par essence, du reportage classique : le
reporter ne se contente pas de donner les faits, il se met en situation, il
nous fait vivre ses impressions, ses joies, ses peurs, il n'est donc pas
seulement « narrateur », il est « sujet ». Chappatte, le
dessinateur suisse, fait de même, du printemps arabe à la course à l'Élysée.
Comme le dit ce dessinateur genevois, on raconte le monde avec la simplicité du
dessin et on donne à voir l'humanité derrière l'actualité. Le Québécois
Guy Delisle a livré lui ses chroniques birmanes avant de se plonger, un moment,
dans la ville éternelle, Jérusalem. C'est de l'actualité vue de l'intérieur. Le
grand, l'immense Art Spiegelman avait obtenu en 1992 le prix Pullitzer pour son
historique BD « Maus », qui relatait l'histoire de sa famille pendant
l'holocauste. En somme, le BD reportage, c'est le croisement du 9e
art et du 4e pouvoir.
L’édito
Il nous faut l'admettre, même si cela nous coûte !
Le micro, la plume ou la caméra du reporter
sont des armes moins acérées, moins tranchantes moins performantes que
le crayon ou le feutre du dessinateur de presse. Les deux professionnels sont
journalistes, de par leur fonction et de par leur statut. Là n'est pas la
question. Ce qui les différencie c'est le mandat. Le reporter doit s'en tenir
aux faits, décrire ce qu'il voit, écrire ce qu'on lui rapporte. Le dessinateur
de presse n'a pas la même ligne : il croque, à son aise, il déforme, à son
goût, il grossit le trait, selon sa vision, bref, il caricature, et la
connotation, en l'espèce, n'est pas péjorative. Il est du reste payé pour
montrer non ce qu'il voit, mais ce que lui inspire ce qu'il voit. Là où le
reporter n'a pas le droit d'inventer, le dessinateur de presse, lui, crée une
situation, modèle ses personnages et écrit des dialogues. Là où le journaliste
de desk n'a aucun droit à livrer son message, le caricaturiste s'est octroyé le
devoir de délivrer tous les messages qu'il souhaite, celui qui paraît évident,
mais aussi celui qui est suggéré. Enfin, le dessinateur fait rire, 9 fois sur
10. Le rire et la dérision, deux armes de destruction massive. Par bonheur,
elles sont au service de la liberté de la presse.
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venerdì 27 febbraio 2015
Les soldats en Irak dans les images de presse
Plantu compare un dessin de Jiho avec une photo de soldats américains prise en Irak par Yuri Kozyrev.
Les immigrés arrivant en Europe dans les images de presse
Plantu choisit de parler d’un dessin de Cristina Sampaio et d’une photo de Samuel Aranda sur les immigrés arrivant en Europe.
La pollution industrielle dans les images de presse
François Leroy analyse un dessin de Vadot et une photo de Samuel Bollendorff sur la pollution industrielle et aborde le sujet de l'objectivité/subjectivité des photojournalistes.
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Guerre et pavot en Afghanistan dans les images de presse
Jean-François Leroy compare un dessin de No-rio avec une photo de Zalmai prise en Afghanistan.
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L'information sur les conflits: information ou communication?
Jean-François Leroy analyse le dessin de Plantu et une photo de James Hill en abordant la différence entre information et communication.
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Les enfants au travail dans les images de presse
Plantu commente le dessin de Lefred-Thouron et la photo de Luca Catalano Gonzaga sur le travail des enfants.
giovedì 26 febbraio 2015
Le problème des enfants soldats par les images de presse
Jean-François Leroy revient sur une photo de Georges Gobet et la compare à un dessin de Chappatte.
martedì 10 febbraio 2015
lunedì 9 febbraio 2015
domenica 8 febbraio 2015
giovedì 5 febbraio 2015
mercoledì 28 gennaio 2015
Les trois religions monothéistes
Un dossier pour permettre de revenir sur l'histoire des trois religions monothéistes.
http://education.francetv.fr/dossier/les-trois-religions-monotheistes-o37577
http://education.francetv.fr/dossier/les-trois-religions-monotheistes-o37577
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martedì 20 gennaio 2015
lunedì 12 gennaio 2015
Tryo "Charlie" - hommage à Tignous - #JeSuisCharlie
Hmmmm...
Le monde a changé, Charlie
C'est ce qui t'a tué, Charlie
C'est pas Mahomet,
c'est juste des enragés, Charlie
La France a pleuré, Charlie
Mais ta Liberté chérie,
Elle est immortelle, tu la vois du ciel,
Le monde est cruel, mais la vie est belle.
On a tué ta vie, Charlie
Mais pas tes idées, Charlie
On va les chanter, mon frère
Et ces cons vivront, l'enfer
D'un monde libéré, Charlie
Où on peut se marrer, aussi
Au milieu du vacarme, du djihad et des armes
Il reste la culture, l'humour et la nature
Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.
Et me revoilà, Charlie
Aujourd'hui et demain, c'est dit
A grand coups de dessins en hommage aux amis,
Une grosse paire de seins sur un barbu aigri,
Je suis plus fort que toi, petit
La honte d'Allah c'est dit
Quand il te regarde, il pleure pour toi,
Il se frotte la barbe et il ne comprend pas,
Comment au nom de Dieu a-t-on utilisé une arme
Contre un simple crayon,
Tu ne vas pas nous faire taire,
T'as raté ton coup,
Et la France toute entière restera debout!
Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.
On va rire et écrire, Charlie
On saura se souvenir Charlie
De toutes ces barres de rire au temps d'Hara-Kiri
On veillera à l'avenir, aux familles, aux amis.
Je te le promets, mon frère
Ça sera dans la paix, mon frère
On tuera la misère, la tristesse et la guerre
Et on laissera derrière ces connards en colère
Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.
Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.
sabato 10 gennaio 2015
martedì 16 dicembre 2014
giovedì 11 dicembre 2014
Satanés Français!
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martedì 9 dicembre 2014
mercoledì 12 novembre 2014
mercoledì 5 novembre 2014
"Art" de Yasmina Reza
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martedì 4 novembre 2014
venerdì 31 ottobre 2014
domenica 12 ottobre 2014
giovedì 2 ottobre 2014
lunedì 29 settembre 2014
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