Le blog des accros de la langue et de la culture françaises créé par
Paola Appetito.
Ce blog vous propose un tour dans les ressources pédagogiques du Fle sur la toile. Et pas seulement!

giovedì 3 settembre 2015

Des dessins à la place des mots...

























 http://www.courrierinternational.com/diaporama/diaporama-la-mort-daylan-vue-par-les-dessinateurs-de-presse
http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/03/aylan-kurdi-dessinateurs-syrien_n_8082480.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001
http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-photo-du-petit-aylan-kurdi/la-mort-d-aylan-kurdi-vue-par-les-dessinateurs-de-presse_1068131.html
http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2015/09/04/l-hommage-a-aylan-kurdi-en-dessins_4745938_3214.html

domenica 23 agosto 2015

Conférence avec Henri Pena-Ruiz: Questions vives de la laïcité à l'école

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BD Astrapi- C'est quoi la laicité?

http://www.laicite-ecole.fr/IMG/pdf/astrapi-c-est-quoi-la-laicite.pdf

martedì 11 agosto 2015

Web-série: Les Ritals - Le Bidet [sub FRA]



L’herbe serait-elle plus verte chez nos voisins ? C’est la question que se pose avec humour Svevo Moltrasio dans une nouvelle web-série intitulée Ritals, avec son compère Federico Iarlori.

Les deux hommes sont Italiens, trentenaires et expatriés à Paris. D’où le titre franchouillard de la série. Le mot rital fait référence aux milliers d’ouvriers italiens venus travailler en France au début du siècle. Evidemment péjoratif, sa signification a pris une tournure positive au fil du temps et fait plutôt référence à tous les clichés renvoyés par nos amis Italiens.
Au fil des épisodes, nous sommes amenés à suivre les aventures en terre inconnue de ces deux ritals à Paris. Dans le premier épisode, nos deux trublions découvrent leur nouvel appartement parisien. Et là, c’est le drame ! Pas de bidet en vue…mais comment faire ? S’ensuit une discussion surréaliste digne d’un film de Fellini (ou presque). Mais la véritable force de la série, c’est qu’au-delà du fait d’égratigner légèrement les Français, elle est emplie d’autodérision. Quand les Italiens rient…des Italiens !
(Lepetitjournal.com)

NORMAN - AVOIR UN CHAT

mercoledì 22 aprile 2015

La tirade du nez de Cyrano




Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

Gigi Proietti - Cyrano 1985 - Il naso

mercoledì 1 aprile 2015

Stromae - Carmen





Le chanteur belge illustre la chanson tirée de l'album Racine Carrée avec l'aide du réalisateur Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville). Si le titre dénonçait déjà l'influence néfaste des réseaux sociaux en général, le clip est encore plus sombre, décrivant un univers où les humains -trop concentrés sur leur smartphone - finissent dans les selles d'un oiseau bleu qui ressemble beaucoup à une version du logo de Twitter dessinée par Sylvain Chomet.

Carmen, la chanson, et plus encore le clip, est donc une charge contre Twitter: on y voit ses utilisateurs se faire broyer par le réseau social, réduits à l'état d'excréments... Tableau d'une société déshumanisée, qui relègue l'homme au statut de victime consentante, car inconsciente. Or loin de se placer au-dessus du lot, Stromae s'y met en scène, aussi victime que les autres, aux côtés d'Orelsan, Jay-Z, Beyoncé, Lady Gaga, Barak Obama, la reine d'Angleterre, ou quelques anonymes.


Texte de la chanson:


L'amour est comme l'oiseau de twitter
On est bleu de lui seulement pour 48 heures
D'abord on s'affilie, ensuite on se follow
On en devient fêlé, et on finit solo

Prends garde à toi et à tous ceux qui vous like
Les sourires en plastique sont souvent des coups d'htag
Prends garde à toi! Ah les amis, les potes ou les followers?
Vous faîtes erreur vous avez juste la côte

[Refrain]
Prends garde à toi si tu t'aimes
Garde à moi si je m'aime
Garde à nous garde à eux
Garde à vous et puis chacun pour soi

Et c'est comme ça qu'on s'aime s'aime...
Comme ça consomme somme...
(x4)

L'amour est enfant de la consommation
Il voudra toujours toujours toujours plus de choix
Voulez voulez-vous des sentiments tombés du camion
L'offre et la demande pour unique et seule loi

Prends garde à toi! Mais j'en connais déjà les dangers moi
J'ai gardé mon ticket et s'il le faut j'vais l'échanger moi
Prends garde à toi! Et s'il le faut j'irai me venger moi
Cet oiseau de malheur je l'mets en cage, j'le fais chanter moi

[Refrain]
Prends garde à toi si tu t'aimes
Garde à moi si je m'aime
Garde à nous garde à eux
Garde à vous et puis chacun pour soi

Et c'est comme ça qu'on s'aime s'aime...
Comme ça consomme somme...
(x4)

Un jour t'achètes, un jour tu aimes
Un jour tu jettes, mais un jour tu payes
Un jour tu verras on s'aimera
Mais avant on crèvera tous comme des rats

Paroles trouvées ici : http://www.parolesdeclip.fr/carmen-stromae.html

Notes:

Fêlé ("On en devient fêlé"): Familier: un peu fou.

Avoir la cote ("Vous avez juste la cote"): Locution Familière: Être très populaire, très prisé.

Être bleu de quelqu'un ("On est bleu de lui"): Locution verbale signifiant: être épris de quelqu’un; être amoureux de quelqu’un. On peut aussi être bleu de quelque chose: être passionné ou raffoler de quelque chose. ex. Le gamin est bleu de sa nouvelle console de jeu.

Stromae et son clip de "Carmen", une critique des réseaux sociaux en dessins

Stromae et son clip de "Carmen"

sabato 7 marzo 2015

Portraits de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous




Transcription

Cabu, dessinateur
L'humour, c'est un coup de poing dans la gueule. Mais emballé quand même dans du papier de soie ou du papier de bonbon.
Voix off
Tombé tout petit dans le dessin, Cabu, diplômé de l'école d'art Estienne, choisit très vite l'humour « coup de poing ». Avec le personnage du grand Duduche qui lui ressemble comme un frère, il fustige les institutions, l'école, l'armée, la police. Dessinateur de presse, il couvre de nombreux événements avant de choisir la caricature politique.
Cabu, dessinateur
Un dessin dans un journal un peu..., qui vous donne beaucoup de latitude, c'est une tribune libre, c'est... on dit « je » dans nos dessins.
Voix off
Des dessins et des slogans mordants qui n'épargnent personne, ni à droite, ni à gauche, ni ceux qui croient au ciel, ni ceux qui n'y croient pas. Georges Wolinski, lui, mettra plus de temps à trouver sa voie. Graphiste talentueux, il basculera finalement dans la contestation.
Georges Wolinski, dessinateur
Je pensais pas devenir dessinateur. D'abord, c'est un métier où on ne pouvait pas gagner sa vie. Moi je ne m'intéressais pas à la politique. Mais en mai 68, brusquement, je me suis senti concerné.
Voix off
Du Roi des cons au Bal des ringards - tout un programme - il impose son style et collabore à de nombreux journaux, dont Paris Match qui publiera demain ce dessin, son dernier.
Georges Wolinski, dessinateur
L'humour, c'est s'interdire aucun sujet. C'est déjà la définition de l'humoriste, c'est le... y a... on doit reculer devant rien. Sauf la méchanceté. Nous sommes féroces, mais nous ne sommes pas méchants.
Voix off
En novembre 2011, après un premier attentat, le grand public découvrait le visage de Charb, dessinateur et directeur de la rédaction, protégé par des policiers 24 heures sur 24. Mais comme ses amis assassinés aujourd'hui, il cachait depuis toujours, derrière sa bouille de premier de la classe, le goût de la satire et de la critique sociale.
Charb, dessinateur
Quand le sujet se prête à la rigolade je fais qu'un truc rigolo, mais quand c'est un sujet qui traite de l'armée ou de la guerre ou des choses comme ça, c'est plus pédago voire un peu plus militant.
Voix off
À Charlie Hebdo, il avait trouvé une famille.
Charb, dessinateur
On dirait un vrai journal, hé !
Voix off
Pour lui, le dessin de presse était un moyen d'expression, populaire et immédiat. Bernard Verlhac, dit Tignous, que l'on voit ici à ses débuts en train de dessiner contre la tauromachie, venait lui de recevoir le prix du meilleur caricaturiste. Au milieu de ces sales gosses teigneux, un professeur, Bernard Maris : un économiste respecté, mais qualifié de franc-tireur, tant sa parole, parfois, détonnait.
Bernard Maris, économiste
Les économistes d'aujourd'hui sont un petit peu les médecins de Molière d'autrefois. C'est-à-dire que ce sont des gens qui donnent des théories absolument invérifiables, qui maquillent un pseudo savoir derrière un déluge de chiffres, qui servent en fait un petit peu à masquer leur incompétence et derrière leur incompétence, la réalité.
Voix off
Un peu avant midi, réunis dans cette salle, c'est avec une mort bête et méchante qu'ils avaient rendez-vous. 

Liberté de la presse: le dessin comme arme absolue?




Transcription

Le contexte

Bienvenue sur Geopolitis.
« On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui ! », c'était le postulat de l'humoriste français Pierre Desproges. Il faisait référence, à l'époque, à certains dessins de presse, des dessins humoristiques, jugés bêtes et méchants. Tiens, c'est curieux, bête et méchant, c'est justement la devise, la raison d'être d'un hebdomadaire comme « Charlie Hebdo », et ce qu'il y a de remarquable dans ce journal, c'est que la une, ce n'est pas du texte , c'est, toujours, un dessin ou une caricature.

On dit souvent que, dans un journal, le dessin humoristique en dit plus long qu'un éditorial.  La caricature est en effet le véhicule instantané de tout ce qui est montré, mais aussi de tout ce qui est suggéré, dans une forme de message subliminal, le tout dit sans précaution, parfois avec cruauté, toujours avec le souci de faire  rire, voire même de ricaner. À l'heure où, dans le monde, on célèbre la journée de la liberté de la presse, Geopolitis décrypte ce qui fait la force, l'impact, la nécessité aussi du dessin de presse.

Ils se nomment Plantu, Chappatte, Cabu, Hermann, Faizant, Burki, Siné ou Barrigue, pour rester dans le monde de la francophonie : ce sont des noms simples, d’ailleurs des fois on ne sait même pas si ces monsieurs ont un prénom, bref, ce sont ceux qui, quotidiennement, font la « une » des journaux. Leur stylo est trempé dans l'acide, leur plume est acérée, leur liberté est totale, on les aime, on les redoute ; en un coup de crayon, ils peuvent faire rire aux larmes, tout en brisant une carrière. Ils dénoncent férocement les grands de ce monde. Ils font du journalisme, ils participent à la démocratie. Et leur art ou leur mission ne date pas d'hier, puisque, en France par exemple, c'est à la suite de la révolution de 1830 que l'on fonde le tout premier journal satirique. Il s'appelle, tout crûment, « la Caricature », et son objectif est simple : informer, oui, mais par le truchement de la dérision. Le dessin sous forme de « caricature » a pour fonction de révéler un problème, un malaise, et s’il gêne, ce dessin, s’il offusque, c'est que, justement, il est là pour transgresser un code, pour casser une retenue, tout en laissant place à l'imagination, donc à la création. Le dessinateur Plantu ne dit pas autre chose.

Plantu : « Le dessinateur de presse doit être plus rigoureux et journaliste. C’est-à-dire qu’il doit continuer à se lâcher et à passer son temps à énerver tout le monde, à être borderline, à dépasser même la ligne rouge, mais à la fois, il faut qu’il pense que, son dessin, il est aussi un dessin provocateur ».
Le métier n'est pas sans danger : le 20 mars de l'année dernière, Kais Al Hilali, un dessinateur libyen de 34 ans est abattu par un soldat: il était en train de faire une caricature de Khadafi sur un mur. Dix ans plus tôt, en Sierra Leone, le dessinateur Minuru Turay, alias Azzo, était assassiné par un mouvement révolutionnaire : ses caricatures avaient déplu. Combien de journalistes dessinateurs ont été ainsi visés, censurés, ouvertement ou sournoisement, voire arrêtés ou exilés. C'est, entre autres buts, pour les défendre, que s'est créée l'association Cartooning for Peace, dessins pour la paix, avec un parrain, Kofi Annan, un fondateur connu, Plantu, du journal Le Monde, et une belle brochette de dessinateurs de tous pays, résolus, comme ils le formulent si bien, à faire désapprendre l'intolérance.



Le reportage


Liberté de la presse : la parole aux dessinateurs ?

Leurs dessins sont muets et pourtant, ils parlent aux lecteurs. Les auteurs n'ont pas toujours l'occasion de s'expliquer. Il est donc temps, pour une fois, de leur donner la parole.

Burki : « J’essaie de donner à mes dessins, pas seulement une méchanceté ni tirer à boulet rouge sur certaines personnalités, mais aussi chercher le côté poétique ».
Chappatte : « J’essaie d’être juste. Ça a l’air modeste, mais en même temps, derrière la justesse, il y a la provocation, je crois. On est jamais aussi provocant que quand on est juste, quand on vise juste ».
Herrmann : « Je déteste regarder les choses en plan moyen, j’aime bien me placer un peu plus haut que l’actualité ou à côté ou en contre bas pour voir les choses d’en bas. Et ça me donne un angle que les journalistes ne vont pas chercher ».


Les caricatures de Mahomet : un exemple à dessein ?

Dans la première série de publication, il y a 12 dessins, 12 caricatures, et un titre : les visages de Mahomet. L'affaire commence ainsi, par cette demande du journal danois le Jyllands Posten, à une quarantaine de dessinateurs indépendants, consistant à illustrer un livre pour enfants sur le prophète. Nous sommes en septembre 2005. Dès octobre, le journal reçoit des menaces de mort, les premières manifestations sont lancées, d'abord au Danemark, puis, bientôt, dans l'ensemble du monde, car de nombreux journaux reprennent ces caricatures, de l'Égypte à l'Allemagne et de la France à Bosnie. En janvier 2006, plusieurs pays lancent même un boycott sur le Danemark et en février, c'est l'explosion de colère, de la Mauritanie à l'Indonésie et du Liban au Pakistan. Des consulats sont incendiés. 7 ans après ces publications qualifiées de provocations, l'affaire fait encore parler d'elle. Le mois dernier, deux jeunes tunisiens ont été condamnés à 7 ans de prison pour avoir publié certaines de ces caricatures sur Facebook. Les motifs des inculpations étaient les suivants : atteinte à la morale et atteinte aux valeurs du sacré.


Du dessin à la BD : une nouvelle forme de reportage ?

C'est très tendance : le couple vedette journalisme et BD, les Américains appellent cela « graphic journalism », les Français disent « reportage BD ». On troque le micro, la caméra ou l'appareil photo contre le stylo ou le crayon. Maître de cet art, Joe Sacco, un auteur maltais d'origine qui vit aux États-Unis et qui a fait un tabac mondial avec ses « reportages », de Palestine en Bosnie, qui parle des femmes tchétchènes ou des immigrants africains. Attention, le reportage BD est différent, par essence, du reportage classique : le reporter ne se contente pas de donner les faits, il se met en situation, il nous fait vivre ses impressions, ses joies, ses peurs, il n'est donc pas seulement « narrateur », il est « sujet ». Chappatte, le dessinateur suisse, fait de même, du printemps arabe à la course à l'Élysée. Comme le dit ce dessinateur genevois, on raconte le monde avec la simplicité du dessin et on donne à voir l'humanité derrière l'actualité. Le Québécois Guy Delisle a livré lui ses chroniques birmanes avant de se plonger, un moment, dans la ville éternelle, Jérusalem. C'est de l'actualité vue de l'intérieur. Le grand, l'immense Art Spiegelman avait obtenu en 1992 le prix Pullitzer pour son historique BD « Maus », qui relatait l'histoire de sa famille pendant l'holocauste. En somme, le BD reportage, c'est le croisement du 9e art et du 4e pouvoir.

L’édito


Il nous faut l'admettre, même si cela nous coûte ! Le micro, la plume ou la caméra du reporter  sont des armes moins acérées, moins tranchantes moins performantes que le crayon ou le feutre du dessinateur de presse. Les deux professionnels sont journalistes, de par leur fonction et de par leur statut. Là n'est pas la question. Ce qui les différencie c'est le mandat. Le reporter doit s'en tenir aux faits, décrire ce qu'il voit, écrire ce qu'on lui rapporte. Le dessinateur de presse n'a pas la même ligne : il croque, à son aise, il déforme, à son goût, il grossit le trait, selon sa vision, bref, il caricature, et la connotation, en l'espèce, n'est pas péjorative. Il est du reste payé pour montrer non ce qu'il voit, mais ce que lui inspire ce qu'il voit. Là où le reporter n'a pas le droit d'inventer, le dessinateur de presse, lui, crée une situation, modèle ses personnages et écrit des dialogues. Là où le journaliste de desk n'a aucun droit à livrer son message, le caricaturiste s'est octroyé le devoir de délivrer tous les messages qu'il souhaite, celui qui paraît évident, mais aussi celui qui est suggéré. Enfin, le dessinateur fait rire, 9 fois sur 10. Le rire et la dérision, deux armes de destruction massive. Par bonheur, elles sont au service de la liberté de la presse.


venerdì 27 febbraio 2015

Comparaison de photos et dessins de presse

Les soldats en Irak dans les images de presse




Plantu compare un dessin de Jiho avec une photo de soldats américains prise en Irak par Yuri Kozyrev.

Les immigrés arrivant en Europe dans les images de presse


Plantu choisit de parler d’un dessin de Cristina Sampaio et d’une photo de Samuel Aranda sur les immigrés arrivant en Europe. 

La pollution industrielle dans les images de presse





François Leroy analyse un dessin de Vadot et une photo de Samuel Bollendorff sur la pollution industrielle et aborde le sujet de l'objectivité/subjectivité des photojournalistes.

Guerre et pavot en Afghanistan dans les images de presse


Jean-François Leroy compare un dessin de No-rio avec une photo de Zalmai prise en Afghanistan.

L'information sur les conflits: information ou communication?


Jean-François Leroy analyse le dessin de Plantu et une photo de James Hill en abordant la différence entre information et communication.

Les enfants au travail dans les images de presse


Plantu commente le dessin de Lefred-Thouron et la photo de Luca Catalano Gonzaga sur le travail des enfants. 

giovedì 26 febbraio 2015

Le problème des enfants soldats par les images de presse


Jean-François Leroy revient sur une photo de Georges Gobet et la compare à un dessin de Chappatte. 

Plantu parle de Cartooning for peace


mercoledì 28 gennaio 2015

Les trois religions monothéistes

Un dossier pour permettre de revenir sur l'histoire des trois religions monothéistes.

http://education.francetv.fr/dossier/les-trois-religions-monotheistes-o37577

lunedì 12 gennaio 2015

Tryo "Charlie" - hommage à Tignous - #JeSuisCharlie



Hmmmm...

Le monde a changé, Charlie
C'est ce qui t'a tué, Charlie
C'est pas Mahomet, 
c'est juste des enragés, Charlie

La France a pleuré, Charlie
Mais ta Liberté chérie, 
Elle est immortelle, tu la vois du ciel,
Le monde est cruel, mais la vie est belle.

On a tué ta vie, Charlie
Mais pas tes idées, Charlie
On va les chanter, mon frère 
Et ces cons vivront, l'enfer
D'un monde libéré, Charlie
Où on peut se marrer, aussi
Au milieu du vacarme, du djihad et des armes
Il reste la culture, l'humour et la nature

Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.

Et me revoilà, Charlie
Aujourd'hui et demain, c'est dit
A grand coups de dessins en hommage aux amis,
Une grosse paire de seins sur un barbu aigri,
Je suis plus fort que toi, petit
La honte d'Allah c'est dit
Quand il te regarde, il pleure pour toi, 
Il se frotte la barbe et il ne comprend pas,
Comment au nom de Dieu a-t-on utilisé une arme
Contre un simple crayon,
Tu ne vas pas nous faire taire,
T'as raté ton coup,
Et la France toute entière restera debout!

Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.

On va rire et écrire, Charlie
On saura se souvenir Charlie
De toutes ces barres de rire au temps d'Hara-Kiri 
On veillera à l'avenir, aux familles, aux amis.
Je te le promets, mon frère 
Ça sera dans la paix, mon frère
On tuera la misère, la tristesse et la guerre
Et on laissera derrière ces connards en colère

Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.

Hé-é-é-é, je suis Charlie
Hé-é-é-é toujours en vie
Hé-é-é-é je te l'écris
Et je vais le dessiner.

Je Suis Charlie - JB Bullet

Grand corps malade - Charlie


Grand Corps Malade - "Charlie" - #JeSuisCharlie di culturebox

Tryo - Je suis Charlie


Tryo — CHARLIE | #JeSuisCharlie di Tryo

C'est quoi la liberté d'expression?